vendredi 20 février 2009

La cochonne et le prince bourgeois

Je t'ai eu, petit prince bourgeois! J'ai détrôné ta belle, d'un simple claquement de doigts. Lui as-tu dit, mon petit prince bourgeois, que tu avais fait le porc? Non, évidemment pas... ce serait avoir tort. Le prince joue dans la boue et en prend plein la gueule. Quand ta puanteur me monte au nez, mon mal de coeur se pose sur ton visage. Et si ta belle ne te comprend plus, amène-la moi, je lui montrerai à vivre comme une Reine. Parce qu'au fond, une belle est beaucoup moins celle quand elle ignore que son prince bourgeois fourre son nez dans de la cochonnerie...

vendredi 6 février 2009

Comme une enfant

Un peu maladroit, tu me tricotes un sourire qui réchauffe. Derrière mon clin d'oeil qui s'évapore, tu mâches un peu tes mots comme de la gomme balloune. Prendrais-tu ma main si je te l'offrais?

Sur ta selle, tu m'invites à monter. À nous le monde! Nos corps se touchent, je rougis. Je t’enlace de ma corde à danser. Et même si mon papa proteste, je te suivrai jusqu’au parc.

Comme une enfant, mes yeux voient grands. Et quand je les ferme, ta bouche me prend. Ces frissons de plaisir me caressent l'intérieur. Couchés sur le sable, tes doigts se transforment en fourmis. Bizarrement, je ne les écrase pas et je les laisse en vie...


jeudi 29 janvier 2009

Lighter Ego

La tête dans les nuages, nos papillons noirs s'envolent. Le spleen de la sobriété s'efface, comme si on l'avait écrit. Je sors la corne de brume pour atteindre ton divan rose beaucoup plus rose qu’avant. Ton fou rire me chatouille l’estomac. D'ailleurs, tu le trouves pas vide un peu?

Hold on to this feeling, ma petite Marie-Jane! Il t’a fumé par les deux bouts, jusqu’au carton. Mais ça tombe ben, j’ai une usine de recyclage! T’as jamais vu l’écriteau? These lungs contain a minimum of 50% post-consumer material!

T’es mon lighter ego pi j’te laisserai pas te vider de ton gaz. This is our natural mystic way of life!

mardi 27 janvier 2009

Le vaisseau fantôme

Mes amarres à ton cou, tes yeux sur le quai. Derrière mon hublot, je m’enfile un one shot un peu salé. Dans ma tête raisonne encore le silence trop lourd de la porte qui claque. "All aboard", criait mon capitaine. Le vaisseau fantôme se défait de ses amarres. Toutes ces façons de quitter le port...

La houle de ta mer m’a souvent fait perdre le nord. J’ai gardé le cap. Maintenant, je n’ai plus les pieds sur terre. Sous ma paupière, cette étoile qui scintille. Le vent de ta tempête s’est calmé... Ton soupir me murmure que c’est assez. Mon doigt t’indique que c’est passé.

J’ai percé mon vaisseau fantôme pour que l’eau puisse enfin s’échapper. Sur mon abdomen s’est tracé le sillon de ma chute. J’ai les pieds trempés. J’ai enfin attrapé froid de toi...

Mes amarres à ton cou, j’ai les yeux noyés. Ma vie est une chanson triste, et j’ai oublié certains accords. Mais je sais suivre le rythme et j’accosterai à temps...

vendredi 23 janvier 2009

Gribouillage inconscient d'une matière grise ankylosée

Avec les yeux d’un chevreuil, je vois venir l’industrie. J’ai peur du cancer pi des oiseaux. Veux-tu que je t’aide à t’enfuir? La vie est plus belle vue d’une poubelle. Je crois que mon corps touche le fond du gâteau. Avec ben de la volonté, je pense qu’enfin je mourrai. Dans ce petit pot, un peu de mayo. Penses-tu qui sont tous là pour le père tout cuisant? J’ose croire que ses yeux pleins de corbeaux vont varier pi décider de s’en aller. Même si tu dis oui, j’pense que la réponse est colorée.

Trouves-tu qu’on s’attarde trop souvent au caractère des ruisseaux? J’ai de la misère à me tirer les roches du nez. Avec un peu de musique tout s’écrit. On comprend l’amour quand on le pousse dans le fossé. Crois-tu aux raisins? J’imagine que tes plans étaient différents. J’élabore celui de mon évasion. J’entreprends avec tendresse de t’arracher le cœur, le vider pi le remplir de vin. J’en ai plein d’idées. Ma mère me dit souvent de faire attention aux crabes mangeurs de femmes. Une fois dans ses pinces, t’es faites ma fille! Cours vite te cacher dans l’eau!

dimanche 18 janvier 2009

Wildness et indifférence

Ça été le cul de foudre. Un de plus un de moins... J’pas très bonne en math, mais je sais que tout ça se multiplie, ça prolifère. Comme les microbes. Si j’tais dans un film de cul, j’dirais que j’ai la diarrhée. Disons que là, j’ai plus la gastro.

On rencontre ces gens-là par accident. Un face à face, un tête à queue. Un autre poltron qui me pince les couilles. Et dégouline le long de mon bras le frisson timide de ta langue qui m’arrache. Contrairement à toi, ma bouche est un désert où pousse des asperges. Toujours la même ritournelle, la même obsession...

Un brin subtile, l’hystérie d’espérer une lune qu’on ne me décrochera pas. Sous nos corps tordus, le zèle d’une jeune fille. Le con de la demoiselle propulsé le long de ta verge. Le supplice de l’indifférence me regarde. Avec l’assurance un peu perdu, je me prends pour une combattante. Mon javelot est en caoutchouc; pas le tient...

Ça été le cul de foudre. Le plus vicieux des éclairs. Encore une fois, je me lève et gerbe un "Merci, bon matin. Tu m'offres un café?"

lundi 5 janvier 2009

Involution : Cri du désespoir pour un déchargement immédiat

La pelle pleine de recul, ton char s'avance. La belle peine de ton cul se balance. C'est fou cette indifférence. Comprends-tu? Faut voir. Ouvre tes yeux, criss!

Il me manque une partie du jeu. C'est moi qui a triché? Tss.. Surprenante, cette histoire de chaussettes. J'abandonne, petit maître mescadin...

Je suis anorexique de tes germes. Je te régurgite cette calomnie. J'ai un peu peur de mon indigestion.

Il existe toujours une quelconque version de soi, améliorée. Une version plus... sophistiquée, mais plus quelconque. Il existe toujours une incroyablement quelconque version de soi : l'involuée... Poses-y ta décharge, minable.

Il me manque une partie de l'histoire. La pelle pleine de ton char se vide. L'invention qu'est l'cul pose vangeance. Imbécile. T'as fait un flat...

mardi 18 novembre 2008

Saltimbanque nouveau genre

Si survivre m'ennuie et crier m'exaspère, je me demande de m'extraire. Un poil par le jus, un oeil par le tronc. J'entre dans le colimaçon, la substance amère me provoque.

Drôle, ce comptoir de mademoiselles s'enlevant une à une les miettes d'une dignité... Fruit du péché, on les cueille. On distille la nymphe de la succube, suçant avec luxuriance la seconde..!

Un rêve fané, vétérant du passé, s'introduit. Je rencontre l'image d'une racoleuse aux mains d'expérience. Si détraquée soit-elle, je m'en fait un calque.

Je rage à crier une déflagrance d'un système X. Boys don't cry. Female suck your lies.

lundi 3 novembre 2008

L'entaille cardiaque

Sous l'ombre d'un doute, un vestibule. À l'intérieur, cet étourdissant frisson me caresse le coeur. Et si c'était mieux demain? Intuition combattante, la Reine se déroute. Bidonnante, cette histoire de folichon? Je regrette.

Ruminer l'intérieur des fatalités. À grands coups de fourchettes entre les yeux. Ça t'assome? J'pisse le sang du front. Si ça reste là, ça t'infecte. Fait le reluire... ça jaillit, ça t'éclaire. Comme si tu l'avais toujours su...

mercredi 29 octobre 2008

Les doigts des fentes mornes

Nue sur son banc, allongée. Le regard libre, léger. La fissure frivole s'exaspère. Étrange, le sentiment emphatique qui la soûle. Tapotant le vide, le majeur fait sa danse. Il s'est imposé avec le temps, le majeur. Ça le dit.

L'imprudence du souffle solitaire. L'expérience versatile... Et si quelqu'un venait à passer?

dimanche 28 septembre 2008

Histoire à lire le cul ouvert et la bouche fermée

Ben oui toé! C'est qui l'cave qui pense au vol de banque pour rembourser ses dettes de jeu!? Vendre de la limonade, comme tout le monde, ça te tentait pas, Jean-Marc? Vous auriez dû voir le fouetta, vous autres... Un vrai fiasco! S'pas pour rien que j'ai aujourd'hui une merveilleuse vue sur la cour intérieure de la prison d'Port-Cartier! Port-Cartier... Avoir su, je m'y aurait exilé pi mes créanciers m'auraient jamais retrouvés!

Ben oui toé! À place, moi l'cave, j'menligne à RBC, le gun din mains pi le masque sua tête... Le masque sua tête, caliss Jean-Marc! J'peux tu te dire que quand la caissière m'a appelé "chéri", j'savais ben que anyway, ma prochaine maison s'tais la prison..! D'ailleurs, j'tais ben content de savoir que j'avais une prochaine maison...


~Par Jean-Marc, le gars qu'on sait pas d'où il sort...!

mardi 23 septembre 2008

Faire l'amour au soleil...

Et si c'était vrai? Si, depuis le début, ils n'avaient dit que la vérité... Et si moi, depuis tout ce temps, je vous lisais la sagesse? Peut-être est-ce l'ignorance de mon imagination. AHAHAHAH! Vous voyez bien que je vous roule en boule. Comme la neige... c'est froid la neige. N'y restez pas les mains plantées sans gants, elles viendront bleues. Ensuite, vous pourrez vous casser une à une les phalanges sans douleur. Excitant, vous ne trouvez pas! J'aime mieux quand ça fait mal...

Un sombre mystère. La Reine croit aux mystères, donc elle croit en elle. Elle n'a pas changé, la Reine. Elle s'est un peu fanée... simplement. Mais la fleur est un papillon qui meurt... qui se cristallise. Vous y croyez au cristal? Les boules, je parle. Moi je crois au pouvoir des boules. Mais bon je m'embarquerai pas dans un sujet de boules ici la...

La Reine est une armée que l'on a désarmée. Comme si, tranquillement, on l'avait dépouillée de son armure. Comme si tranquillement TU l'avais pelé, dépouillé de sa sève. Elle ne t'en veut pas. La Reine est un nuage sans pluie. La Reine est une étoile sans nuit, un feu sans eau. S'il y avait de l'eau, il n'y aurait pas de brûlure.

Et elle le regarde, se lever à ses côtés. Ce qu'il est beau et aveuglant l'astre du jour...

dimanche 21 septembre 2008

Un oeil de merlan frit...

Dans l'espoir d'être incomprise, une histoire errant le long de mon cerveau. Cette dilection secrète, inconsciente et inexplicable relève de l'excès, je l'avouerai.

L'oeil marécageux, noyé, des amants en équilibre... Au bord de la pâmoison et paralysés. La Reine plonge puit s'immerge dans les flots des quinquets. Elle retient son souffle... Comment résister au torrent de l'infatigable? À l'entrée des barricades, un halo d'impuissance, une défaillance humaine.

Il y a des coups de foudre qui font des bleus au coeur... Il y a des secrets que l'on doit garder à défaut d'avoir mal au coeur. Si j'ai mal au coeur, je vomis.

mercredi 23 juillet 2008

La Reine est en congé pour l'été... De retour en septembre, ou peut-être avant!

lundi 14 avril 2008

Les balourdises d'une enjôleuse et d'un imprudent

Et même si j'essayais de déserter... de lourds souvenirs.Même si j'essayais de disparaître... de pauvres baisers. Si je décidais de partir, je m'en rappelarai pour toute la vie, la tienne, la mienne. La chienne. On m'a souvent dit : "Dans l'hésitation, n'hésite pas, ne t'abstiens pas." Même si tout est excitant, un délice, une volupté. Tu ne me fais pas peur. Je t'affrontrai pour le restant de mes jours. Et même si je devais fleurir, je ne pécherai pas. Je ne prècherai pas pour ma paroisse, ni la tienne, ni la leur. Les nôtres, les vôtres, ni les leurs?

Si près, si loin, je m'efface. Tu me vois? Non, bien évidemment. Je suis invisible, invincible! Imbécile... Ce que je peux être stupide. La stupidité rend sourd, muet et aveugle. Je ne t'entend plus, je ne te parle plus, je ne te vois plus. Malade! Une bêtise humaine!

Des fois, on s'accroche a beaucoup trop peu, pour beaucoup trop peu. L'idiotie d'une Reine, d'un domaine, d'un peuple. Croyez-vous? En vous, je parle... J'espère parce qu'il faut vraiment beaucoup de pouvoir pour disparaître. + 30 de Mana. Un sac plein d'énergie. Et de la life à profusion! Parce que ça ne se fait pas sans peine, disparaître. Oh non!

Bon d'accord, ça fait mal. Mais pour toi, je peux m'enfuir. Pour la violence d'avoir tort. Pour l'amertume du supplice. Pour la mélancolie d'une larme. Oui, pour ça, je suis prête à jouer la fille de l'air... Oui, pour ça, j'enleverai un à un les doigts si bien pendus au châssis de l'ivresse. La chute sera probablement brutale. Mais au moins ça se fera d'une shot. One dose. Le plancher est dur sur le coup, mais apres (si tu t'es pas cassé les deux jambes) t'es capable de remarcher dessus, le plancher! Direct sur ta tête!

Là, je serai disparu. Là, je serai au-dessus. Tu ne me verras plus. Malade, hein! Tout ça parce que j'aurai décidé de m'éclipser. Moi, je vais te voir. Mais toi, tu souffriras de tes stigmates. Tu auras mal. Autant que moi j'aurai eu. Toi aussi, tu auras envie de disparaître. Au-dessus, avec moi...

samedi 12 avril 2008

Le gougnafier qui chantait pouille

Jane je te hais. JE te hais mais continue... Continue à me faire haïr de la sorte. J'oublie que je souffre. Jane je te déteste...

Tu sais, Alice... Je combat pour toi. Après tout, c'est grâce à moi si t'es encore debout! Toi, tu t'écroules, tu lâches prise... Accroche-toi, pétasse! T'as pas les idées en place! Moi, je te déteste. Tu me ralentis. Je te subis! Mais si tu n'étais pas là...

Quoi si je n'étais pas là!?

Je serais probablement trop vilaine.

Je suis calmée. C'est étrange, Jane. Chaque fois que j'ai une conversation avec toi, je me calme. Je respire enfin. Je vois les choses autrement... Woah! Jane, je...

Continue, moi j'dis. C'est tout. Ne lâche pas prise, Alice. La vie, c'est ça. Et le jour où tout pètera, ce sera ça. That's it! Tu comprends... Tu risques de vraiment te péter la gueule souvent, mais comme une bonne amie me disait : "Vaut mieux avoir des remords que des regrets." J'y crois tu sais, Alice. Toi aussi, crois-y!

J'suis juste faible, Jane... Tu peux le comprendre ça? Je suis faible, j'abandonne à la première occasion. J'ai pas envie de continuer... J'veux juste mon confort. J'ai pas l'goût d'avancer... J'ai ce que j'ai et c'est tout. J'en ai pas besoin de plus...

Ah oui! Tu penses ça toi! Non mais ça ne va pas!? Apprend à foncer! Toi pi tes sentiments... Ça gâche tout le temps tout. J'peux pas comprendre. J'en ai pas de sentiments moi. Bah, un p'tit peu là, mais pas des bons. Ça met un peu de piquant. Vous êtes vraiment malades...

J'tai pas demandé de me traîter de malade! Mais je te hais toujours... Toujours plus, autant plus. Je te hais toujours plus....

vendredi 11 avril 2008

Démon obligé

La Reine est une succube. Elle ensorcelle. Vous comprenez maintenant pourquoi. La Reine ne décide pas. Elle subit. La Reine n'est pas le suppôt de Satan. Quand elle vous dit qu'elle vous aime, elle le croit vraiment. La Reine s'avoue rarement vaincue. Si elle vous ensorcelle, vous succomberez. Elle ne lâchera pas prise. Elle est comme ça la Reine. Elle est un peu princesse...

Mais lorsqu'elle sent la délicatesse de son noyau s'affaiblir, lorsqu'elle désire une âme, une créature, la Reine papillonne, la Reine vous fera capituler. Si la Reine vous dit qu'elle vous aime, c'est qu'elle vous aime vraiment. Peu importe le mal qu'elle aura pour vous prouver l'engouement du brasier, elle est le vice... La tentation.

La Reine est une succube. La véhémence, l'exaltation d'un caprice.

vendredi 28 mars 2008

Un instinct... vous dites?

Je vais vous dire ce qu'est l'ivresse, moi, madame la Reine.
L'ivresse c'est une excitation chronique produite par un désir d'éthylisme et de volupté. Un instinct soudain. C'est l'envie d'être ailleurs, l'appétit du non-être. L'ivresse, madame la Reine, je vous la exécute, je vous la réclame.

Vous pensez peut-être que l'ivresse c'est avoir tort. Et bien, vous avez soif de raison! Mais je ne reviendrai pas sur cette raison avec un grand R et l'autre la.. l'Homme. On met bien rien qu'une lettre majuscule pour inclure les femmes. Dans l'fond, ils s'en sacrent ben! Petit H, grand H... C'est du pareil au même. J'suis sûre qu'ils n'ont même pas pensé aux femmes quand ils ont établis cette règle d'imbécile. Ils ne se rendent pas compte de grand-chose, eux... Les parasites... Un jour, le virus qu'ils sont aura tout grugé... Notre belle Terre, avec un grand T, triste, vidée, exténuée. Je n'aime pas les virus parasitaires...

L'ivresse c'est aussi tout le fait d'être conscient mais inconscient. Freud serait content. Je pense que vous faites exprès. Avouez-le... Vous faites tous pareil. Vous, assimilitude! Quand l'ivresse vous prend le bras, c'est fini. J'ai constaté la mort cérébrale à treize heure quinze. Le reste, c'est venu tout seul.

L'ivresse du bonheur. De mon bonheur. Le reste, on s'en fout. AHAHAH! Le bonheur c'est un peu fif, c'est pour les corbeaux. Les corbeaux pis les couillons. Ça fait un beau mélange. On essaie dans du jus?

Alice c'est une couillonne parce qu'elle est heureuse. Fuck ton bonheur, ma grosse. C'est des niaiseries tout ça! Moi, j'puise mon bonheur dans ma barbe... Quand je rie dedans. Tous des fous, c'est ignorants!

Ça y est, je suis ivre. Ivre d'avoir tellement rie du couillon! Couillon c'est quoi? Un mélange de couilles et de bouillon?
Bye

jeudi 27 mars 2008

CAPITAL LETTER


Un jour X, la Reine rencontra quelqu'un au visage familier. Après un bref instant, elle réalisa l'ampleur qu'elle avait dans les yeux. C'était son frère. La Reine avait un grand frère!
Et depuis le jour où elle l'avait rencontré, un rayon de plus s'était accroché à son soleil. Le frère devint rapidement les oreilles qui écoutaient les lettres, l'écriture. La Reine lui cueillera les fleurs de sa vie pour en faire un banquet... Ça, elle le sait. Elle l'aime son grand frère.

Et vous savez, on ne rencontre jamais quelqu'un par hasard. Pour hasard. Pourfrasard...
La Reine regarde son grand frère et le traite, de raison, d'ivresse. De raisons diverses. On a raison d'ivresse!

La Raison d'un Homme. Avec un grand R et un grand H. C'est quoi la Raison avec un grand R? C'est tu avoir raison, grand frère? Peut-on penser que la raison nous fait être raisonnable? Tu me fais peur avec ces idées étranges...

La Reine est épuisée... Jane la tiraille. Jane, l'attirail...

mardi 25 mars 2008

Martyre d’un bout de paysage

Quand ça dégèle, je trouve ça beau… Ça sent bon. Moi quand je dégèle, je trouve ça pauvre, je tourne en rond. Quand ça fleurit, je pense à Alice. Je pense à quel point elle doit s’emmerder à compter les bouts de vent et les gouttes qui pendouillent au nez des branches. Je me frotte le ventre. J’aime pas beaucoup quand ça dégèle, quand je dégèle, parce qu’on revient à une réalité qu’on avait oublié… Une réalité qui brûle d’envies, d’obsessions, qui brûle le bout de mes membres.

Quand les lacs qui jonchent nos chemins mal déneigés m’arrosent au passage d’une calèche, je déteste l’eau. Qu’on la boive toute, cette eau de malheur! Quand il n’en aura plus, on s’astinera pour de la poussière, aussi sèche soit-elle! « Ma poussière est plus sèche que la tienne », lanceront les multinationales de poussière! Mais moi, je serai morte. Morte d’avoir trop bu. Souffrez maintenant, petits êtres exécrables que vous avez été, souffrez! Mais ne venez pas vous plaindre! On aime beaucoup trop les lamentations…

Quand tu m’appelles, je trouve ça chaud. Moi quand je m’appelle, je trouve ça mauve, je ne tourne pas rond. Quand j’ai le goût que ça crame, comme en enfer, je pense à toi. Je pense à quel point j’ai envie de te faire souffrir. À quel point j’ai envie de pénétrer la lentille qui te protège les yeux… Combien je veux que tu te tortilles de haine et de vice envers moi et mes abricots… En ver, moyens mes habits tôt…

Quand le dernier flacon de cette merde blanche aura fondu, regardez le bien, parce que ce sera le dernier. Qu’on les réchauffe tous ces petits cristaux de froideur qui hantent les crevasses de mes lèvres chaque janviers! Qu’on déshabille la Terre et qu’on s’imprègne de l’odeur qui dégèle! Qu’on se déshabille à terre et qu’on beigne de l’autre qui s’essaye…

Il est temps que je dorme… La Reine ne m’aimera pas. Je suis désolée, mais je dégèle…