mardi 27 septembre 2011
Superman
lundi 26 septembre 2011
Mise en bouche
Dans l’illusion parfaite du désir
dimanche 25 septembre 2011
La révolte des passages obligés
Usé d'impuissance, ton petit corps résiste aux bourrasques les plus violentes de ta vie. Tes cheveux mêlés, comme le miroir intérieur, fouettée par la destinée. L'image trop cruelle de la vie qui s'évapore sous la lumière du jour...
Toutes ces lueurs d'espoir qu'on accroche au pied du lit. Sortir vainqueur d'un combat aussi fragile que brutal... L'abandon est le péché des faibles. Mais la vie, comme l'amour, est tenace.
Qu'elle soit ainsi faite, j'en conviens. Mais que reste-t-il de ce monde trop mortel si ce n'est que la soif d'être et d'exister?
Et dans ces moments où la tempête semble maître, où l'orage impose sa puissance, n'oublie jamais qu'un déluge laisse les pieds trempés, mais finit toujours par passer... Et qu'il y aura toujours, à tes côtés, un porche sous lequel te réfugier...
vendredi 9 septembre 2011
Vin de septembre
mercredi 10 août 2011
Épicure, ce salaud
Le festin éphémère des hommes.
Le vil exquis, rond et grisé. Gorgé de sens.
À la fois la faim et les moyens.
Faire l'amour amer.
Sans dieu ni maître. Se nourrir de fragments de coeur.
S'empiffrer de bonheur.
Puis se dégueuler l'un l'autre.
Les souvenirs périmés.
Comme abandonnés par plaisir.
vendredi 5 août 2011
Je suis la maîtresse du monde pas du monde.
Je suis la maîtresse du monde pas du monde. Je suis BS et ça ne me fait pas peur. Je parle au bonheur qui m'innonde. Je suis loin de savoir nager. Je m'accroche donc à toi, ma bouée. Puis je m'improvise capitaine. T'es mon moussaillon. Prêt pour la grande traversée?
De l'autre côté, nous serons roi et reine. Comme partis pour la gloire. Je te laisserai me couvrir d'or. Mais sache que je préfère l'argent. Il t'en reste des trucs à apprendre, pour m'éprendre, pour s'étendre. Puis te pendre.
mardi 2 août 2011
Le goût du diable
Je m'éteins dans cet incendie criminel mais le souffle de tes retours m'embrase. Je m'asphyxie de toi...
Que se versent sur moi toutes les larmes de ce démon de la chair afin que je boive sa volupté et m'échappe de cet âme qui m'a fait prisonnière...
lundi 1 août 2011
Vie d'ange
lundi 16 novembre 2009
L'amour est un genre de suicide
Et si ce matin je baisse les bras, c'est pour te tendre la main…
jeudi 22 octobre 2009
J'ai la mémoire qui tourne
Il y a bien longtemps que je ne crois plus en toi.
Un oasis, un mirage. Une déformation chronique.
Un monstre sous mon lit.
Celui qui n'existe plus dès l'âge trop vieux.
Trop conscient.
Il y a trop longtemps que je n'ai pas écrit pour toi.
Une âme tordue fait couler plus d'encre.
Mais j'ai marché sur la Seine, sereine.
Et j'ai jeté l'ancre.
Je me demande si j'ai choisi les bons mots, le bon bateau.
Il a quelques temps, j'ai voulu partir pour toi.
J'ai voulu te suivre au bout du monde.
Juste pour voir de quoi il a l'air, le bout du monde.
A-t-il les yeux bridés, le bout du monde?
A-t-il son cœur blindé, lui aussi?
Il n'y a pas si longtemps,
As-tu sonné à ma porte?
M'as-tu apporté mon eau, mon bateau et mon bout du monde?
Car je suis prête,
Je suis prête à partir à l'aventure.
Ange ou démon
À l'aube d'un soleil trop cru, d'un secret trop fort. Je te chuchote une brise un peu masquée, en cet épineux matin où la neige trop froide me crève les yeux. L'été perd tranquillement le combat contre ce démon si bon à posséder. À la lumière de cet éclair qui déchire, ma mer est un carnage de givre et mes vagues d'horreur se cristallisent. Cette fleur trop banale à vivre disparaît, derrière un nuage vide d'existence. À l'aube d'un soleil trop cru, le brouillard de ton corps trouble mes nuits sans sommeil. Je caresse enfin ma folie. J'ai capté ce rêve et je lui ai donné la vie.
jeudi 15 octobre 2009
L'hiver approche
dimanche 11 octobre 2009
Dédicace #1
Je me coupe, me disculpte!
Je me vomis de votre existence.
Je vous perce un radeau d'une pierre qui coule...
Misérables!
Je vous évacue de cette écriture!
Me laisse ailleurs, cependant.
Neuve parmi ceux, celles...
L'Orchidée noire ou La mort en conserve
Une bouteille à la mer, au loin j'entends ton cri
Qui s'effrite, qui se heurte au mirage des vagues
Et l'écume qui m'habite pleure de rire aux éclats
Dans la brume, les bibites pleurent de rire de l'État
Le filon qui la tenait s'est trop vite brisé
Maintenant c'est pendue qu'elle cherche à rentrer
Le pas tatillon elle revient sur ses pas
Et pas tatillon pas parti partira
Et patatra tant qu'à ça?
Oui, papa, elle s'envolera
Trop jeune vieillesse songe à la mort
Un bouquet de lavande qui se fâne et s'étiole
Les poils de ton crâne se blanchissent et s'envolent
Sans le sel de ta mère ni le javel de ton père
La corde non tendue s'est brisée sous ton nez
Tu porteras à jamais la marque, ton passé
Les traces sous tes yeux ne ressemble plus à des rides
Depuis le jour où cet homme t'as jeté dans le vide...
samedi 26 septembre 2009
Hide but not seek
On tourne en rond. Ça nous mène à rien.
mardi 22 septembre 2009
Le crash du vice
jeudi 3 septembre 2009
Entre les bosses du chameau
Je me renvoie un reflet, je renvoie mon déjeuner.
Même si j'avance souvent à dos de chameau, j'ferme les yeux; le voyage est moins long.
Tout à l'air moins pire. Vraiment moins pire...
J'hallucine?
Des fois, j'ai un peu mal au cul. J'prends une pause.
Je me regarde dans mes lunettes soleil...
J'espère que c'est un peu déformé!
J'préfère quand elles sont dans mon visage.
Elles cachent mes belles cernes.
J'ai trop soif, j'm'arrache la vie.
J'avale un à un les shots. J'affaiblis ma cuirasse.
Si je ne buvais pas, je n'aurais pas envie!
Et si je n'avais pas de chameau, je n'aurais pas mal au cul!
C'est l'envie qui nous arrête.
J'ai envie, on arrête!
Un peu étrange ce voyage en chameau.
Je suis seule, je ferme les yeux.
Subtilement, j'endure.
Je n'ai pas envie d'arrêter pour toujours. J'préfère endurer mon mal de cul.
Parce que toujours c'est long.
dimanche 17 mai 2009
J'ai vu la lune en plein midi
Je m'en livre un emporte-pièce.
Je me sculpte un désir d'impression,
Humble fantassin qui chancelle.
Je dessine les verbes de ton innocence,
Et me cramponne à ma lucidité.
J'ajouterai une autre de ces pages blanches,
À un récit absurde et imagé.
Tandis que l'intelligence implore le pardon,
Je reste froide et itinérée.
Le bout des doigts en charbon,
Je m'empêtre dans le sens propre et figuré.
Si je cultive le doute,
On me traitera de folle.
Mais tu es maître de tes maux;
Ce ne sont que des paroles...
De ce rêve qui me paralyse,
J'oublie l'effet que ça lui procure.
J'entends déjà l'enfer s'exclafer,
Un quiproquo, sans y penser.
La lune m'accroche de son filon d'or,
J'ai encore les yeux fermés.
J'ai peine à croire que je dors encore
Fuck off, j'ai dû rêver...
dimanche 19 avril 2009
Les veines de Montréal et tralala...
Dix minutes trop tard.
Je passe la serviette, j'ai les pieds encore trempés.
J'ai attrapé un petit coup de froid... mais je me relève toujours d'une vilaine grippe.
Chaque matin.
Je sens que je pars.
Je vois que tout ce répète, que je brille encore blasée.
Je dérape rien qu'une autre fois... mais là je trouve que ça vient vite.
Je pige un morceau, puis deux.
Je savoure chacun de mes choix; je regrette rarement.
Demain... j'aurai le temps de changer.
De toute façon, ça m'apporte toujours quelque chose de bon.
Je fige sur ton dos, puis dans tes yeux.
Je regarde n'importe quoi; je m'arrête souvent.
Le train... il va sûrement repasser.
Dans mon wagon, le temps aurait été beaucoup plus long.
Puis je débarque à ma station, encore toute essoufflée.
Finalement le train, il n'a fait que passer.
Tu sais, chaque poisson qui traîne a déjà été pêché.
J'ai simplement prit la peine de t'y faire goûter...
Et je nage dans tes veines, encore toute bousillée.
Je suis un poisson bipède qui n'a fait que passer.
Toutes les fois où j'ai eu peur de la vie que je mène,
Je me suis demandé pourquoi je n'avais pas su m'échapper...
dimanche 12 avril 2009
Mémoires vivantes (d'une ère révolue)
J'entends le ciel qui pleure et les nuages crier. J'entends le soleil et la peur d'un sol pétrifié. Je vois les hommes s'enfuir et la Terre s'appauvrir. Je respire l'odeur de la mort, moi combattante au-delà des corps. Je goûte au danger, je sens le sol vibrer et ma présence, se consumer...
Mais qu'est-ce que vivre? Moi, je suis ici, je suis là, mais je ne vis pas, je survis! Étouffée, obligée... Non, moi je ne suis jamais allée. Toujours là, plantée... Et pousse! Pousse plus vite, pousse plus grande... Pousse, perdante! Parce qu'en fait, j'ai perdu. Perdu mon temps, perdu mon banc... Mais j'ai compris, faut pas rester assis! Faut se lever et s'en aller! Aller voir... Découvrir les montagnes, les marées et puis la lune... Parce qu'elle est belle, la lune! Elle me rappelle qu'il y a toujours quelqu'un qui est là, qui nous regarde... impuissant... Se disant qu'au fond, il est bien là haut. Parce qu'ici, les arbres se déchaînent, se fânent...
Des fois, je réussis à m'évader... Je m'imagine ailleurs. Tu sais, là où la vie sent bon! Je peux enfin cueillir une à une les gouttelettes d'un plaisir patienté... Y déposer mon parfum et m'imprégner de celui des roses... Une simple pensée allume en moi un jardins d'étoiles! Et je tourne... Tourne sur moi-même à en avaler une fée! Mon chagrin délire et oublie d'exister... Là, je peux vivre! Me laisser border par la fragilité de l'instant... et dans un élan de fraîcheur, respirer... respirer... Je peux enfin récolter un à un ces moments qui ne seront bientôt que souvenirs...
Ça ne dure jamais longtemps, mais ça me suffit. Tu sais, dans la vie, on en a pas besoin de beaucoup... Juste un petit peu, juste pour dire... pour oublier. Le temps d'un rêve... Parce qu'à force de courir après le temps, on les oublie, nos rêves... Ils se dissipent, s'échappent... On se perd, on ne vit plus. On se fâne... On devient lune...