À trop vouloir courir
On finit par ne plus s'arrêter
Pour avancer
Vers toi
Vers l'intemporelle discorde
Du maintenant
À l'envers
L'arme qui se perd
À l'avance
Sans faire exprès vraiment
Et puis aimer
Parce que c'est tout ce qui importe
Assez grand
Pour prendre toute la place
À travers
Ces uns et ces autres
Trop perdu
Pour avancer
Et les yeux bien beurrés de ferrailles
Oubliés par le temps
Qui s'efface
Comme l'hiver
Essoufflé
De cet air trop froid qui picote
As-tu perdu ta route
Je te dirai à bientôt
Et ne plus penser à l'amour
Qu'ils ont pour eux aussi
À bout portant
Comme avant
Incroyable
Comme hier toi et moi
Qui se regardent
Te défaire
De ta peau
Tranquillement
Comme la mer
Dans mon cou
Tout à coup
Avec toi
Dans mes yeux
Pour savoir
Et connaître
Tout ce qui trotte derrière toi
Et puis là
Je me tais
À l'envers
Au pied du lit
Qui me regarde lui aussi
Comme gêné
D'avoir craqué pour moi
Lui aussi
Avec nous
Sans oublier de partir
Dans un loin lointain
Autre que tien.
mercredi 16 mai 2012
dimanche 13 mai 2012
Il est grand temps que je parte
Je pars parce que je t'ai cru alors que je n'aurais dû qu'écouter.
Je pars parce que tu me donnes envie de rester.
Je pars parce que je t'aime et que je ne me suis jamais arrêtée pour le dire...
Je pars parce que tu me donnes envie de rester.
Je pars parce que je t'aime et que je ne me suis jamais arrêtée pour le dire...
vendredi 17 février 2012
Strikeout
Et je croulais sous ton poids dans cette brume couleur épaisse. Sans tremblement aucun juste un immense malaise qui s'éparpillait. J'aimais l'harmonie des mots trop usés d'avoir existés quelque part ailleurs. Trop longtemps par accident. Comme nos rêves en regrets refoulés sans trop savoir ce qui ne s'est pas passé. La cruauté de tout voir comme avant, piétinée par en dedans. Sans laisser de traces aucune comme remplie de dose de rien. C'était hors de question...
jeudi 16 février 2012
.
Cafouillage innocent trompé par hasard au premier venu dire au revoir je te quitte pour le meilleur du pire qu'hier quand t'es pas là.
Montréalité
Montréal, tu te dégouttes quand ton odeur dégèle. Tes cacas mous attendent que je revienne les pieds sur terre.
vendredi 10 février 2012
Nue
Les ruelles trafiquées où ta peau de botox se laisse aller. Une armure
funambule dessinée par le temps. Aucune autre torture impliquée ne fait
semblant. Amusée des brûlures de l’air qu’elle fredonne sans penser les sons.
Arrache ton pédoncule expiré par en dedans. Comme gâtée soupirant, décroissant.
Et l’hiver qui rallonge s’étire d’avoir trop dormi. La noirceur faiblit
découpée en lambeaux. Et puis l’inculture qui s’étend bien au-delà de la misère
continue de voir clair.
Picasso
Ce soir-là, je suis sortie pour voir à quoi ressemblait l’hiver. Pour m’étouffer
d'air pur. Ta présence dégageait une douce odeur de vanille… La chaleur ambrée
du whisky tamisait l’illusion des passants trop curieux. Janvier perçait tranquillement
ma peau. On s’est amusé à défaire le tableau qu’il avait habilement créé. Comme
la tempête qui s’échappe tranquillement, défaisant mes cheveux mal dessinés. Puis on a s'est laissé fondre, en pieds de bas, à ras le poêle.
vendredi 3 février 2012
Autobiographie de fiction
J'ai le coeur embrouillon. Je m'esquisse un propre bien confus. Une ébauche personnelle à main levée. Dessinée sans règle ni angle droit. En plan, sans histoire. Un personnage principal trop perdu pour raconter. Qui cherche les repères sur ces pages vierges d'encre. Un syndrome inquiétant, une belle qui se terre. Et se perds dans les chansons d'amour bien trop paquetée. Qui rêvasse réveillée. Puis se rendors, épuisée de ne pas avoir écrit rien de plus que du vide.
mardi 6 décembre 2011
Ces jeunes filles délurées
La ruelle était sombre au coeur du gouffre les mains dans le dos liées d'amitié se regardent contemplant la brume du désir comme malsain d'angoisse qui peine à croire en la venue d'ambitions nouvelles oubliant qu'il existe autre chose que du noir sans fin comme un récit mal écrit qu'on écrit sans penser vraiment juste là étendue sur l'asphalte brûlante d'amour sous mes pieds encore vierges de l'été laissant seuls mes souvenirs obscènes comme délurés par les temps modernes des amis qui n'en finissent plus qu'avec le sexe dérapé dans une overdose d'ecchymoses
mercredi 16 novembre 2011
Whisky Lullaby
J'ai inhalé ton parfum barbare. Je t'ai jeté sur glace, tranchant avec soin le reste de ma soif. Je t'ai raconté des histoires tristes pas trop joyeuse. Je n'ai rien renversé. Ni même un onze d'amertume. J'ai avalé one shot ce conte pour adulte. Tu m'as dit d'en faire un roman. Ça m'a un peu fait rire de moi. Je me suis claqué le reste sans rien dire. On s'est monté la tête, ça m'a levé le coeur. Je nous ai mis sur papier. Régurgitant des phrases sans filon. Je me suis trouvée plutôt nulle. Ça m'a fait dégriser. J'ai ouvert une autre bouteille...
mardi 15 novembre 2011
5 AM
T’étais là dans l’entrée, avec ton sourire
de cave un peu croche. Le néon dévoilait bien ton teint couleur vomi. Tu me
fixais, rejetant ta vie en petits morceaux. Je t’avais pilé sur l’orgueil. T’étais
toute la misère du monde pi j’avais aucune pitié. Tu me puais ton air d’ivrogne
au visage. T’as mâché t’es une crisse
d’agace. Je t’ai crié que tu ne savais pas vivre. T’as repris ton char. Tu m’as laissé tes bas sales.
jeudi 10 novembre 2011
On se pique tu?
On se pique tu? Juste pour se retrouver là, perdus. Entourés de n’importe qui. À chercher qui t’es. On se pique tu? Juste pour voir si ça tue. Si ça fait aussi mal que la vraie vie. Mon badtrip est prêt. M’as-tu cru quand je t’ai dit on se piques-tu? J’ai ben trop peur des aiguilles. T’es bête. Ça va tu? Réveille. Arrête de faire le chien. On se croirait dans un chenil. Avec des chattes pendues. Chu perdu. Je le sais. On se pique tu?
November Rain
On s’est regardé se dire adieu. On ne s’est pas dit un mot. On s’était promis de ne pas perdre la tête. On s’est retenu par cœur. On s'est menti sans se dire qu'on s'aimait. Tu m'as serré trop fort, comme pour retenir le temps qui s’échappait. Puis, j’ai éclaté de rire, en sanglots. T’as joué au terre-à-terre ; j’en ai pris plein la gueule. Tu m’as balancé ces mots qui font tourner la tête. Ça m’a mis à l’envers. J’ai eu de la misère à me relever. C’était ça, la gravité. C’est pas ma faute, j’ai le cœur ankylosé. J'ai écouté November Rain en boucle. Je me suis mise à mouiller...
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ankylosé,
Guns n roses,
November Rain,
par coeur
mercredi 9 novembre 2011
Mauvais rêve
Je me suis réveillé plusieurs fois cette nuit-là. Juste pour te rassurer. T’avais les yeux encore plein d’angoisse. J’ai fait un drôle de rêve… Je t’ai pris en cuillère à soupe. J’étais gêné de te dire que j’étais bien. J’ai tenu longtemps comme ça, pour recoller tes petits morceaux. Tu ne t’en es même pas aperçu ; tu t’es rendormie aussitôt. Je n’ai plus fermé l’œil. J’avais ton mauvais rêve en sourdine… Le parfum de ton air était doux. Au loin résonnait la violence de l’orage. Tu m’as regardé quitter le port, les yeux grisés. Puis la nuit a fait son deuil. À mon réveil, tu n’étais plus là. Je t’ai cherché partout. Je venais de vivre la pire bêtise de ma vie…
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angoisse,
cauchemar,
cuillère à soupe,
mauvais rêve
jeudi 3 novembre 2011
Loin des yeux, j'ai besoin de lunettes
Je me demandais jusqu’où on serait capable d’aller. La distance,
elle est trop loin à partir de où? Je t’ai écouté me dire que tu t’en allais. Je
me suis retournée. On s’est parlé dans le dos. J’avais envie de pleurer. En vrai, je me
noyais des yeux. L’amour
est un genre de suicide... Puis tu m’as pris par la main. Je portais la robe
à paillettes que tu déteste. Je t’ai crié les bêtises que j’avais sur le cœur. T’étais
heureux qu’on en parle. T’as fait ta valise. Elle était presque vide. C’est con,
mais j’étais sûre que tu me garderais une place…
Libellés :
Amour à distance,
dialogue,
L'amour est un genre de suicide,
suicide
mercredi 2 novembre 2011
Ni le début, ni la fin. Juste un bout du milieu. Le reste, il s'en vient...
[...] J’aimais l’odeur que dégageait ton corps en sueur. Tu l’as
remarqué. C’est Calvin Klein. Ça
aurait été Walt Disney pi j’aurais trouvé ça bon pareil. J’ai respiré longtemps
dans ton cou, dans tes bras. Comme si on se connaissait depuis toujours. Ta
semi ne mentait pas. Ta franchise m’a fait sourire. C’est fou comment t’es 6
pieds 1 s’imbriquaient bien dans mes 5 pieds 2. T’as passé ta main dans mes cheveux
déjà défaits. T’es belle. T’avais les
yeux brillants; je me voyais dedans. Tu t’es couché sur moi. Tu m’écrasais un
peu, mais ça ne me dérangeait pas. J’aurais pu mourir asphyxiée. J'en n’avais
vraiment rien à foutre...[...]
Libellés :
Calvin Klein,
semi-croquante,
Walt Disney
Leurre d'hiver
Novembre me rend malade. Au propre et au figuré. J'ai l'air de l'enfer avec mon maudit teint trop pâle. J'étire la fatigue. Ça m'empêche de dormir. J'ouvre la radio. Toujours les mêmes tounes plates. J'ai envie de refaire le monde un accord à la fois. Mais ces temps-ci, même moi je sonne faux. Je fais une overdose de mots pas beaux. Je me prends pour Éric Lapointe. J'hallucine. Je perds la tête. On perd tous quelque chose un jour ou l'autre. Moi, je perds mon temps. Focus, sti!
Libellés :
Éric Lapointe,
heure d'hiver,
novembre,
overdose
samedi 15 octobre 2011
La vulgarité a bien meilleur goût qu’un muffin passé date
Il y a des jours comme ça. Où l’odeur de la
stupidité pue plus qu’un gros tas qui sent le swing. J’essaie de trouver ma
place dans ce moule à muffins passés date. Les trous sont pleins. Je fais
marche arrière, comme si mon vieux carrosse avait heurté un garde-fou qui nous
empêche de rentrer. Il est cabossé, pour les autres comme moi. Je ne suis pas
la première qui prend une dérape.
Ma peau ruisselle de fissures. Je les
gratte. La douleur est intense mais bonne. Comme
tiraillée entre les saloppes et les ternes. Je me déboite le cerveau chaque
jour pour essayer de comprendre comment on peut vivre comme eux. Des entorses,
j’en ai eues à crier plus fort qu’une pute qui se fait baiser le cul.
J'ai choisi mon camp. La vie plus folle, les envies plus débiles. La saveur
amère de cette existence triste et rangée me laisse un arrière goût
insupportable. J’ai le cœur fragile. Si ça pue trop, je vomis.
mardi 27 septembre 2011
Superman
Je suis essoufflée, je déambule beaucoup trop vite. L'odeur que dégage le jour m’écœure. Les vieux restes de l'orage me fouettent le visage. Je suis en parfaite symbiose. Comme Toute Puissante. Comme si je manipulais la vie. Je raffole de cette douce folie...
L'air lascif me donne toujours une drôle d'impression. Comme péché mignon... J'arrête le temps à son passage. Il a l'air démodé. J'ai de la difficulté à me faire comprendre. Je trouverai bien une façon...
Je croise encore ce psychopathe en psychose. Ses mains sales suintent la misère, le pauvre. Pas de pitié. J'en ai vu des pires... Ces gens-là, à peu près normaux. Ces esclaves dernier cri. Ces cabochons de l'ennuie.."Je suis Paranoïaque et je vis à Paranoïa."
Je me réfugie donc ici, ailleurs... Avec envies et obsessions. Dans les profondeurs des déluges et des sécheresses. Je m'abandonne avec cynisme et ambition à un lendemain plutôt cruel.
Mais la vie, comme ici, est ailleurs. Entre partout et nulle part. On connait la chanson...
Libellés :
coeur de pirate,
eminem,
entre partout et nulle part,
routine,
superman,
timeline,
vincent vallières,
what you got
lundi 26 septembre 2011
Mise en bouche
Être muet d’amour
Avoir la bouche pleine de mots
Ne laisser s’échapper qu’un sanglot.
Sentir la complaisance de la chair
Respirer la nature humaine
Humer son parfum qui ensorcelle.
Goûter la dilection cachée d’un regard
Comme dévorés par les yeux;
Se rendre aveugle.
Savourer chaque instants d’un passage
S'emplir de frissons
Puis se faire chavirer
Dans l’illusion parfaite du désir
D'exaucer ces mots
Si fragiles à dire...
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